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A LA POURSUITE DU GRANITE VERT

Plusieurs visites sont prévues  à la poursuite du granit vert

-Rendez-vous à 14h -les  vendredi 21,  28 avril, 19 mai, 16 juin et tous les vendredi du 16 juin au 13 octobre

-sur la route des Traouiero  à la hauteur de l’entrée de la vallée appelée TRAOU FASKER (7€ par personne âgée de plus de 12 ans),au dessus du CCAS

-Visite géologique gratuite le mardi 25 avril rendez-vous sur le parking de l’ïÎe Renote à 14h30

L’équipe des investigateurs de  la poursuite du granite vert

Commentaire de notre géologue Bernard Dalonneau

Une petite explication technique pour expliquer la teinte verte que présentent certains minéraux d’une carrière de granite située dans la Vallée des Traouïero.

Ce phénomène a été provoqué par une réaction chimique qui s’est déroulée alors que le Massif de Ploumanac’h était en cours de formation, il y a 300 millions d’années, dans une chambre magmatique située à 8 000 mètres sous la surface de la croûte terrestre.

Le granite rose des Traouïero a été localement soumis à une augmentation de température, le feldspath calcosodique, un des minéraux qui composent le granite, a été déstabilisé, alors que les autres restaient stables.

Le feldspath calcosodique contient du sodium et du calcium, l’augmentation de température a provoqué la rupture des liaisons que l’atome de calcium entretient avec les autres éléments chimiques. Le calcium ainsi libéré participe à la naissance d’un nouveau minéral, l’épidote, de couleur verte. Des microcristaux d’épidote se forment dans le cristal et lui donnent une teinte verte.

TREGASTEL VU DU CIEL

Nous revoici à la belle saison pour voir et revoir Trégastel naturellement unique.

Le pilote de drone  Gabriel Grasso nous a fait la courtoisie de vous apporter sa vision de Trégastel pour que vous la partagiez dans une superbe vidéo.

A vous d’entrer dans cette écrin de granit rose

Cliquer c’est gagner!

 

La fête d’IMBOLC

La fête d’Imbolc

Nous avons étudié récemment la fête celte de Samain du 1er novembre et constaté son importance à Trégastel revisitée par la Toussaint chrétienne.

Elle annonçait le début d’une nouvelle année, l’entrée dans les mois noirs de l’hiver (miz du et miz kerdu). Le jour commence par la nuit.

La deuxième grande fête chronologique celte s’appelle Imbolc. Elle symbolise le 1er février la fin des mois noirs et la sortie du plus dur de l’hiver. Si les humains ne perçoivent pas  encore le changement, la nature commence à s’éveiller disent les druides.

 O Ghel an Heu » – traduisez «  Que le blé germe  ». Quelque peu déformée, cette expression aujourd’hui désuète s’était déjà transformée au Moyen Âge en «  Au gui l’an neuf  ». Les Gaulois attribuaient donc à cette plante, outre ses vertus médicinales, des pouvoirs magiques. Le gui chassait les mauvais esprits, purifiait les âmes, neutralisait les poisons et assurait la fécondité des troupeaux. Le gui était aussi en pleine graine à cette époque contrairement aux autres plantes d’où sa magie.

On comprend que le nouvel an moderne perpétue encore cette tradition millénaire de la coupe du gui. Si l’année officielle commence aujourd’hui le 1er janvier , il  n’est pas surprenant que les Celtes plus prêts de la nature n’aient choisi le 1er février où les premiers bourgeons commencent à apparaître. Notre calendrier comporte d’ailleurs encore une autre étrangeté.  Septembre( 7ème) octobre (8ème), décembre (9ème) portent encore la marque des siècles où l’année commençait le 1er mars.

Les premières fleurs d’IMBOLC à Trégastel

Sans doute à Trégastel  cette fête faisait partie du calendrier officiel lorsque les Celtes osismes célébraient la fin de l’hiver autour de leur stèle funéraire dans les premiers siècles avant notre ère.

la stèle face à la mer au XXème siècle       

Transfert de la Stèle gauloise

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LE GRANITE VERT DES TRAOUIERO

     Le granite vert des Traouiero

En ce jour de célébration du 11novembre 1918, il ne faudrait pas oublier, en plus des hommes, la contribution en granite faîte par Trégastel

S’il existe dans le monde toute sorte de granites, le granite vert des Traouiero est particulier. On pourrait être taxé de chauvinisme si le choix de l’Histoire ne lui avait pas donné une place privilégiée.

Il est en effet un monument européen qui a reçu tous les honneurs à la hauteur de la barbarie qui l’a engendré. Il s’agit de l’ossuaire de Douaumont.

Devant l’importance des dépouilles non identifiées, il fallait construire un monument à la hauteur du drame. Un monument aussi visible qu’ un phare, mais aussi solennel qu’une  cathédrale.

A la place de statues de saints, seraient alignés 52 cénotaphes représentant les 52 secteurs militaires  du champ de bataille de Verdun.

Historique nationale

Si l’histoire de la construction du bâtiment est connue, celle des cénotaphes l’est moins.

1920 : Symboliquement, les deux premières pierres du futur monument sont scellées par le fondateur Monseigneur Ginisty, le maréchal Pétain et l’escadrille Lafayette. Un concours d’architecture pour la construction du monument est lancé et remporté par  Azéma, Edrei et Hardy.

1924-1932 : Alors que les premiers restes non identifiés recueillis sur le terrain reposent dans une chapelle provisoire, la construction du monument se poursuit avec l’argent récolté dans le monde par Monseigneur Ginisty, son équipe et le comité de l’Ossuaire

 

1927 : L’Ossuaire, toujours en construction, accueille sa première grande cérémonie devant près de 30.000 personnes. Les premiers corps inconnus sont rapatriés de la chapelle provisoire vers le monument définitif.

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La fête de SAMAIN

  La fête de Samain

Pour les Celtes, la fête de Samain récupérée par les Chrétiens existait longtemps avant La Toussaint. Elle annonçait le début d’une nouvelle année, l’entrée dans les mois noirs de l’hiver (miz du et miz kerdu). Le jour commence par la nuit.

C’était un moment de recueillement et l’occasion de se rappeler l’heureux passé avec nos disparus.

Les Américains avec leur grande finesse culturelle ont transformé en carnaval, l’héritage rituel importé par les émigrants irlandais. Ils ont même exporté dans leurs néo-colonies comme la Corée leur mardi- gras mercantile aujourd’hui appelé Halloween avec les conséquences tragiques que nous connaissons.

Pourtant chez les vrais Celtes on ne plaisante pas avec l’Ankou.

(Réplique de l’Ankou de Ploumilliau à l’Ile grande)

En Bretagne sa seule représentation lors des messes d’enterrement était macabre et a été retiré pour ne pas effrayer les enfants de chœur comme à Ploumilliau ; Samain était aussi l’occasion de transférer les ossuaires vers la fosse commune comme à Trégastel jusqu’au au XIXème siècle.

 

La fête de Samain est une période trop sérieuse pour la confier aux marchands de citrouilles d’Halloween

 

Quand l’ossuaire déborde on le vide

Le transfert des reliques à Trégastel imaginé par les peintres Carrier et Poilleux de Saint-Ange

l’un des dernier transfert raconté par Charles Le Goffic. Continuer la lecture de La fête de SAMAIN

LE TOUR DE L’ÎLE RENOTE

Par courtoisie de la mairie de Trégastel

La promenade la plus simple et la plus réputée qui relate à elle seule toute l’histoire de Trégastel en l’espace d’une heure est le tour de l’Île Renote.

Au lieu de stationner sur le parking saturé de l’île, deux larges parkings  près  du Père éternel vous permettent de trouver facilement de la place et ajoute une boucle indissociable de l’histoire de l’île et de Trégastel.

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LE TOUR DE PLOUMANAC’H

Notre association de Trégastel est souvent encouragée par la municipalité de Perros-Guirec à faire valoir le patrimoine commun de la côte. Aussi il était logique que nous présentions Ploumanac’h sa petite soeur   voisine si proche d’elle pas sa géologie et son histoire.

 

Ce circuit s’inscrit entièrement dans Ploumanach en Perros-Guirec. Cette bourgade excentrée a souvent revendiqué son autonomie en s’associant parfois avec La Clarté. En effet, son particularisme à la fois historique, géographique, géologique et économique mérite un circuit privilégié sur un parcours sans doute le plus pittoresque et le plus étonnant  de la côte.

Peuplé dès le paléolithique comme le prouvent les silex taillés retrouvés, Poulmanach (le trou du Moine) fut un port florissant à l’époque des celtes Osismes installés à Vorgium (Carhaix) comme capitale. Sans doute, petite garnison romaine dans les premiers siècles de notre ère, elle gardera une importance défensive jusqu’à 1594 quand les troupes royales de Henri IV lui feront payer cher son choix imposé par les Ligueurs du Duc de Mercoeur. Dès lors son activité portuaire  ne sera plus recouvrée.

Sur le plan religieux, l’arrivée du moine gallois Guirec ou Gwevroch au VIème laissa une  empreinte locale au moins toponymique.

Cette beauté fragile fut protégée dès 1901 par le Syndicat artistique  des sites pittoresques de Ploumanach grâce à l‘initiative de Louis Gastine, Charles Le Goffic, Léon Durocher et Henri Grosperrin.

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réhabilitation du chemin de Goas ar ragon à la baie de Kerlavos

Un chemin  reliait  autrefois le village néolithique des allées couvertes de Kerguntuil à travers la baie de Kerlavos à l’ensemble historique du Cosquer avec son allée couverte de Creyen ar lia aujourd’hui disparue; Entretenu  longtemps par les générations qui se sont succédées, les liaisons modernes l’avait rendu caduque. De temps à autre, certains riverains ou associations le remettaient en service pour le plaisir en particulier des cavaliers.

Dans son souhait de réhabiliter ces chemins anciens (il en existe une trentaine) la municipalité a fait appel aux bénévoles dont les associations de Cavaliers et Sites et patrimoine de Trégastel pour rouvrir ce chemin, connu sous le nom du ruisseau des prunes sauvages ,GOAS AR RAGON,( ou GWAZH AR GWREGON   en breton littéraire).GOAS s’est parfois muté avec le temps en GOARN qui vient de GWERN( Le marais) qui renforce encore l’importance de l’eau et de sources dans cet endroit de vie très ancien. Il a l’avantage pour les randonneurs  de prolonger la voie ancienne dite romaine qui part de Bringuilller et accède au  site néolithique de Kerguntuil tout en revenant vers la baie de Kerlavos départ de la promenade sans emprunter de routes bitumées.

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le tour de l’Ile grande

      De nombreux  visiteurs  du site ayant apprécié nos circuits de randonnées de Trégastel, nous vous proposons de poursuivre votre chemin vers l’Île grande en Pleumeur Bodou, notre grande soeur, familialement très proche de Trégastel dans son histoire en particulier granitique.

Cette histoire a été relatée en particulier par Yvon Garlan qui nous a quitté le 10 juillet 2022

Yvon Garlan, de l’Ile-Grande, était professeur d’Histoire ancienne et archéologue et  fût l’un des membres fondateurs de l’ARSSAT en 1969.
Ces documents s’inspirent de ses connaissances.

               L’ILE GRANDE

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