Balades à Trégastel

Pendant cette période particulière,  notre site internet recevant de plus en plus de visites de randonneurs, se doit désormais  de correspondre à des besoins nouveaux .

Vous recherchez des endroits de liberté dynamique, hors des contraintes du confinement. Si vous voulez éviter de rester trop longuement sur les plages, nos sentiers de randonnées dont celui du littoral présent sur toute votre commune respecte les conditions sanitaires, si l’on applique les règles de bon sens et de civilité lors des croisements.

Mais attention ces circuits sont réservés aux piétons avant la création de circuits cyclables.

 

CIRCUIT 1  (cliquer sur les cartes et les photos pour les agrandir) 

5,5km Durée 1h30

1.LA BAIE DE KERLAVOS (repère 1, chaque chapitre s’appuie sur un repère
La baie de Kerlavos porte le nom du manoir voisin visible en fin de parcours. Dans cette baie on retrouve le moulin du château mais aussi les rouissoirs à lin le long du chemin du littoral qui donne le nom ancien de Coz stanko (les vieux étangs) et la pêcherie du château qui donne le nom de Gorastell à cet endroit avec ses digues encore visibles. Le sentier du littoral créé en 2005 permet de contempler en toute discrétion un marais maritime, avec sa faune et sa flore, recouvert à marée haute. C’est le domaine des aquarellistes utilisant les bateaux en hivernage comme premier plan

Les premiers plans ont aujourd’hui disparu avec une loi iconoclaste qui les a fait bruler

 


La baie de Kerlavos et son moulin reconstitué à son emplacement tel qu’il était en 1679.

 

Une vue de la baie depuis le banc offert par l’association

Le chemin du littoral de Kerlavos

C’est aussi sur ces rivages que se trouvait  une forêt de petits chènes et une allée couverte au néolithique, une fabrique de sel à l’âge du bronze, puis une motte féodale au haut Moyen-âge qui donnera par la suite le manoir de Kerlavos par translation sur le rivage.

L’ancienne forêt de chênes datant de 2300 AJC encore visible dans la baie

2.POUL AR CHOURES

Cette petite plage abritée porte le nom d’un rocher au large qui protège les pêcheurs d’où le nom le trou de la courtoise. Sur cette plage la famille du poète et chansonnier Durocher, a fait construire deux grandes villégiatures dont Kerninoch vers la fin du XIXéme siècle à l’invitation de son ami Charles Le Goffic qui avait acheté dans le voisinage Run Rouz en 1888. C’est là que se réunissaient et se baignaient les peintres et écrivains illustres de l’époque dont Mauffra, Desaunay, Maurice Denis, Anatole Le Braz et Félix Le Dantec. Une plaque commémorant le chansonnier sera apposée en 1937 dans l’enclos de la chapelle Sainte-Anne.
Cette anse recelait à marée basse les traces d’une forêt visible encore au XVIIIème siècle, témoin d’une époque où la mer n’entrait pas encore dans la baie. Le sentier s’écarte un instant de la mer dans le quartier du Grannec aux fermes très anciennes et remarquables par leur four à pain apparent en saillie.

Kerninoc’h

Durocher avec Le Goffic à Kerninoc’h

Durocher sur ses terres par Dezaunay

3.CARRIERES MEYER
Le long de l’estran et jusqu’à Landrellec le trait de côte a été modifié par une intense exploitation du granit lorsque son acheminement se faisait encore par mer. Ce granit se retrouve dans les pavés de Paris, les quais du Havre, de Dunkerque et de Rouen. Cette exploitation perdurera jusqu’à la Guerre avant que les moyens de transport et la protection des sites du littoral ne transfèrent les carrières dans les terres.
En passant on remarque une structure rouillée de l’exploitation qui n’est qu’une poutre du radar allemand Wurze-Riese du panorama de Trégastel utilisé ici comme grue dès 1947.
On remarque encore sur les rochers les dernières entailles des chante-perce des carriers

4. BRENGUILLER
Le sentier remonte alors vers le hameau de Brenguiller (la colline du village) ligne de partage avec Pleumeur-Bodou. Ce hameau par son étymologie rappelle une petite garnison romaine (comme tous les Guillers) implantée vers le IIIème siècle et relié à la base principale du Yaudet par une voie qui sépare encore les deux communes et que nous allons maintenant emprunter.

Ce village sans doute réputé pour  la vente du sel issu des fours  de la côte de Trégastel et Pleumeur-bodou (voir carte point en rouge)

les recherches à Enez vihan
La croix (Croas coz) a été ramenée à cet endroit par des Soeurs Augustines qui possédaient de famille ce hameau. Elle était autrefois sur un croisement de voies très anciennes bouleversées à Pleumeur-Bodou lors de l’installation du Radôme.

5. POUL BREN
En descendant de la colline on arrive dans la partie basse (Poul) matérialisée à gauche par une fontaine et le reste du lavoir public du hameau. A Trégastel jusqu’aux années 50 une vingtaine de lavoirs étaient toujours en service comme mentionné précédemment.
L’adduction d’eau comme celle de l’électricité commencée dans les années 30 mettra beaucoup de temps à atteindre tous les hameaux reculés.
Une des nombreuses fontaines de talus qui ont abreuvé les Trégastellois pendant des siècles. Vous ne les trouverez pas toujours ; elles sont devenues discrètes ou abandonnées malgré les services rendus

6. LA VOIE  ANTIQUE
En limite de commune nous poursuivons notre itinéraire en quittant la route vicinale goudronné et en reprenant la voie antique vers le Yaudet. Dans une des propriétés adjacentes on trouve une borne dite romaine preuve de l ‘importance de cette voie pour le trafic du sel.  Les routes anciennes sont caractérisées dans la région par les dalles verticales de granit qui les bordent sans que l’on sache la date exacte de ces implantations.

Autrefois encaissée cette voie a été imparfaitement rehaussée récemment en lui enlevant le charme de chemin creux mais permettant une circulation en toutes saisons dans cette zone lacustre depuis des siècles puisque Landrellec était une Île il y a 140 000 ans
A cet effet, la Corniche bretonne créée à cet endroit en 1930 nécessita un remblai de plusieurs mètres. Cet endroit s’appelle d’ailleurs le Guern, c’est à dire l’aulnais dans un marais. C’est d’ailleurs le point le plus bas de cette voie antique qui remonte vers le golf et prend véritablement le nom de voie romaine .


7.KERGUNTUIL
En remontant par cette voie vous remarquerez les ornières creusées dans le granit depuis des siècles pour transporter goémon et sel
A sommet de la côte est une jolie ferme avec une croix appelée la maison du curé.
A cet endroit une bifurcation des chemins antiques nous ramène vers Trégastel par la gauche alors que la voie romaine continue tout droit vers le Golf de Saint-Samson. Depuis plus de 5 000 ans, cet endroit est habité comme le prouvent le dolmen et l’allée couverte de Kerguntuil explorée en 1939 et caractérisée par ses gravures du néolithique. Une partie des résultats des fouilles se trouve dans la vitrine de la Mairie. Une famille troglodyte vivait dans le dolmen au début du siècle dernier

Les vestiges des fouilles de Kerguntuil  avant la guerre se trouvent aujourd’hui dans la vitrine de la mairie près de la stèle gauloise mise a l’abri en 2018.

sites mégalithiques de Trégastel

 

 

8 CROIX DE CROISEMENT

Le premier chemin en bleu est impraticable par temps humide et parfois délaissé. Aussi la route goudronnée (en pointillés bleus) est une sage solution moins champêtre mais tout aussi historique car vous êtes sans doute sur la première voie reconnue de Trégastel. Au carrefour prés de la Mairie existait d’ailleurs une vieille croix de croisement de 1666 offerte par les familles Keraudren- Le Cozic transportée au centre du nouveau cimetière en 1947 et remarquable par  le Jean Baptiste portant un agneau dans les bras dans les bras à l’envers de la croix.

 

9.LE MANOIR DE KERLAVOS.
En passant devant la mairie on trouve sur la gauche un chemin carrossable vers le Manoir de Kerlavos jusqu’aux ruines aujourd’hui réhabilitée. Ce manoir appartenait à la famille des Ponteven au XVème siècle puis aux Le Borgne par mariage. De cette famille de Trébeurden qui possédait le manoir de Kerariou, l’un des fils sera l’auteur de l’Armorial des nobles bretons en 1667. Charles Le Goffic qui fréquentait ces ruines au début du XXème siècle y plantera en voisin le décor de La double confession.  Derrière se trouvait un pigeonnier  et l’hypothétique trésor venant d’un naufrage au Coz-porz au XVIIème siècle. L’une des fermes  s’appelle Creach ar Bannier sans doute le corps de garde où flottait la bannière des Ponteven.

pour en savoir plus cliquer:

Kerlavos

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Réouverture du musée AR SKOL

L’association renouvelle  sa coopération avec le musée Ar Skol de Ploumanac’h qui favorise la connaissance du patrimoine commun à travers la peinture de notre côte.

il est ouvert en juillet et août de 14h à 19h à 6€ et 4€ pour les 12-20 ans, gratuit pour les moins de 12 ans

En plus des peintures des maîtres locaux vous découvrirez cette année les sculptures D’Alain Marcon.

Tel 06 11 95 33 79

Réhabilitation du lavoir de Kericourt

L’association est sortie du confinement pour remettre en état le lavoir de Kericourt délaissé depuis des mois; une dizaine de bénévoles ont redonné une apparence acceptable à ce vestige du petit patrimoine cher à nos grands -mères lavandières au XIXème siècle.

Pour le trouver:

Aller au château d’eau du bourg et prendre la direction des Traouiero, indiqué au dessus du nouveau cimetière. En suivant le chemin à droite vous traverserez le lavoir avant d’arriver dans la vallée.

 

Reprise des activités d’été

L’association Sites et patrimoine responsable des visites guidées des Traouiero n’a pas reçu le feu vert  de la municipalité , ni de la préfecture pour accompagner  ces visites durant l’été.

L’office du tourisme vous indiquera les structures indépendantes  qui pourraient être autorisées à mener ces visites dans le futur.

Néanmoins vous pouvez réaliser vous mêmes ces visites avec la distanciation sociale recommandée et vous guider sur votre téléphone portable en allant dans la rubrique SITES puis LES TRAOUIERO sur ce site internet que vous visionnez. Sites-et-patrimoine-tregastel.info

Ceci est aussi valable pour tous les autres sites remarquables de Trégastel

Le moulin à marée sera lui ouvert  de 10h à 17h  pour agrémenter  vos visites dès que le feu vert sera donné par la municipalité

Allègement du confinement

Depuis le 11 mai, Trégastel bénéficie d’une semi-liberté avec la réouverture progressives de ses côtes.

Pour ceux qui au delà d’un rayon de 100 km en sont encore privés, voici un avant goût de ce qu’ils connaitront, nous l’espérons, bientôt  sans limites.

L’ïle Renote avec son sens de circulation

On court dans tout Trégastel

Même avec un masque

Premiers pas sur le sable

Premiers pas sur les sentiers

Enfin un parcours de santé à ma hauteur!

Première mise à l’eau

 La grève rose a résisté à l’hiver mais dort encore

Les longe-côtes sont déjà réveillés

La grève blanche accueille ses premiers visiteurs

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La Patrouille des goélands remplace encore la Patrouille de France (par courtoisie de Danièle Caron)

Cliquez sur les photos pour les agrandir

Deconfinez-vous prudemment

 

 

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En attendant les beaux jours

Nous attendons tous que la tempête sanitaire s’apaise

Entre temps, Trégastel est bien calme, trop calme pendant la période pascale.

L’assemblée générale qui devait avoir lieu le 23 avril est reportée sine die . Nous attendrons le dé-confinement total  et l’élection du maire avant de fixer une nouvelle date

Nous restons à votre disposition pour répondre à vos questions sur notre adresse mail de contact.

Nos membres recevront dans les prochains jours un état de nos finances.

Bon confinement et bon courage.

 

 

 

 

il y a 2000 ans

Il y a 2000 ans nos Celtes Osismes Astérix et  Obélix   en provenance du Yaudet  et en voyage en Italie avait déjà rencontré ce terrible guerrier masqué.

Ils en avaient conclu: Rester chez vous, on est si bien en ARMORIQUE!!!

Le dessinateur de ces images  Marcel Uderzo vient de nous quitter à l’instant de la publication de cet article

il est un autre moment de l’histoire où le confinement fut plus difficile

Il commença chez nous le 19 juin 1940 et s’arrêta le 10 août 1944

Au début du bel été 40, une première vague de malheur qu’on appellera la peste brune envahit le nord de notre pays en quelques semaines. Les courageux protecteurs de notre sol qui ont survécu sont envoyés manu militari en quarantaine hors de France pendant cinq ans (Ils sont 1 500 000).

Une deuxième vague surviendra en novembre 42 et atteindra tout le territoire  jusqu’à Toulon où nous brulerons nos vaisseaux pour éviter leur contamination.

Alors commence un confinement qui durera cinq ans.

-Sur notre côte, un laisser passer bloque toute la zone côtière. Impossible pour les familles de circuler hors de cette zone, comme partir à un enterrement familial même en Normandie. Sur place tout déplacement est contrôlé à partir des pièces d’identité internes.

-un couvre-feu à partir de 22 heures peut priver de liberté, parfois de vie tous les contrevenants.

-Les plages sont interdites. Des mines et des barbelés découragent les plus courageux.

– les dancings sont fermés. Les bals clandestins peuvent vous envoyer danser dans des camps spéciaux où l’orchestre ne joue que pendant les pendaisons.

-l’approvisionnement est difficile. Il y a des queues mais au bout il n’y a plus rien. Il est même instauré un système de tickets de rationnement.

-Il y a du travail. Il est même obligatoire mais ne sert pas à la France.

-On peut écouter la radio, mais il n’y a qu’un poste par habitation et la station est obligatoire: Radio-Paris

– On peut faire du vélo, mais il n’en reste plus qu’un par famille avec des pneus gonflé avec des bouchons. Les quelques rares voitures qui existaient sont confisquées; d’ailleurs il n’y a plus d’essence, ni même de charbon. On se chauffe au bois dans les poêles et les cheminées.

-on peut aller aux enterrements, mais seules les femmes prennent ce risque.

-On peut faire des labours mais il ne reste plus qu’une vieille jument à la ferme.

-on peut vendre sa production agricole, mais ce sont toujours les mêmes acheteurs étrangers et les nôtres n’ont que du rutabaga et parfois  s’insurgent violemment contre les fermiers eux-mêmes réquisitionnés.

-Les marins pêcheurs confinés dans quelques ports ne sortent que sous surveillance et vendent de même leurs poissons.

-Au lieu de faire du jogging on peut faire de la résistance mais cela coute  très cher si on est pris.

Il faudra attendre quatre  ans pour qu’un vaccin venu des pays anglo-saxons soit inoculé aux survivants qui ont pu résister, mais il faudra souvent raser nos villes pour en extirper la peste brune, parfois au corps à corps.

En cinq ans,  les conséquences de cette pandémie aura fait plus de 350 morts sur notre côte trégorroise, 500 000 en France et plus de 50 millions dans le monde.

Aussi aujourd’hui, un confinement de quelques mois, respecté et respectable, est un bien faible inconvénient par rapport à ce qu’ont connu nos parents.

 

le respect du confinement était appliqué à la lettre mais différemment

Une attestation de déplacement dérogatoire de l’époque

Cette fois, les plages n’auront pas à être déminées

Conférence Les miséricordes

Sur  proposition de Patrick Buré, Historien, conférencier, l’association Sites et patrimoine a choisi  en partenariat avec Balades et découvertes de Trégastel et l’ARSSAT de Lannion de proposer gratuitement au public cette conférence patrimoniale le jeudi 5 mars à 17h au centre des congrès de Trégastel

 

RÉSUMÉ :

Les miséricordes, un patrimoine artistique et culturel caché, souvent difficile d’accès, un sujet aux multiples facettes allant de l’histoire de l’occident chrétien à la découverte d’un art du bois très élaboré, une découverte très visuelle aussi…

Ces petits « sous-cul » placés, sous le siège des stalles dans les édifices religieux, ne sont visibles que lorsque ce dernier est relevé en position verticale. Lors des longues prières, les miséricordes permettaient aux moines et autres chanoines d’appuyer discrètement les fesses tout en donnant l’impression de rester debout. Au delà de leur fonction  initiale purement pratique, les miséricordes sont devenues aussi un support d’expression artistique avec l’apparition de sculptures sur la partie inférieure de la sellette. Bien que situées dans l’espace sacré, celles-ci représentent essentiellement des scènes profanes. Celles-ci réalisées avec une grande liberté et souvent une pointe de malice, constituent un véritable témoignage illustré de la vie au Moyen Âge sculpté sur bois.

 

Patrick Buré, passionné par ce sujet, amateur d’art et de photographie, voyage, depuis une quinzaine d’années, à travers la France et les pays voisins en quête de miséricordes. Il a constitué une base de données importante sur ce thème et son parcours est jalonné d’études, de rencontres, de visites et d’anecdotes.…

C’est cet art populaire peu connu qu’il propose de faire découvrir. La période concernée est celle du XIV au XVI èmes siècles en France. Une découverte ludique et inattendue, pour le plaisir des yeux.

 

 

 

Les Traouiero l’hiver

Réputés comme une des plus belles randonnées avec l’ïle Renote à Trégastel, les Traouiero l’hiver,présentent un autre paysage plus aquatique avec ses cascades et les méandres du Kerougant absentes en été;

Profitez des vacances d’hiver à Trégastel pour apprécier ce paysage éphémère.

Plaques commémoratives des hôpitaux complémentaires

Suivant l’exemple du Souvenir Français de Trébeurden,  celui de Trégastel-Perros a tenu à honorer les lieux de mémoires de la guerre de 14-18.

L’association Sites et patrimoine s’est associée à cette démarche en utilisant  les recherches sur ce sujet  de l’anniversaire de 14-18.

Après les tombes des poilus morts à Trégastel dans les hôpitaux militaires complémentaires, le Souvenir français  a voulu honorer les lieux de convalescence des blessés envoyés à Trégastel par la pose de plaque commémoratives sur ces lieux historiques.

 

 

Les propriétaires actuels de ces lieux se sont prêtés avec attention à la réalisation  de ces informations.

Nos  deux associations les remercient de perpétuer le souvenir de ces lieux de mémoires sur leur édifice

RAPPEL: L’accueil des blessés à Trégastel

Après l’accueil des réfugiés, dès août 1914, l’’autre rôle et non des moindres que vont jouer les stations balnéaires dans la Grande guerre sera l’accueil des blessés du front. Le chiffre de 500 000 blessés admis en Bretagne pendant la durée de la guerre a souvent été avancé. Certains ont parlé de la douceur du climat breton propice à la convalescence en particulier des gazés.

Nous possédons le nombre des blessés ayant transité par Trébeurden (près de 3000). Trébeurden sera choisi pour son orientation face au sud dans le traitement des gazés, ce qui explique le grand nombre des décés et les tombes associées du cimetière.

( Trébeurden 61,Perros-Guirec 18 , La Clarté 4, Trégastel 2 ).

Quelques rares familles ont souhaité rapatrier les corps vers les lieux de naissance . c’est le cas à Trégastel pour le troisième mort un savoyard  qui a rejoint son clocher(Clocher était aussi son nom!)

A Trégastel trois lieux sont choisis comme hôpitaux complémentaires :

-Hôpitaux complémentaires n°102 Castel Sainte-Anne 200 lits à partir de juillet 2015 et Hôtel de la mer 127 lits à partir d’octobre 2015 qui s’appellera HC 102 A

 

-Hôpital complémentaire n°113 Institut Foucher de Careil  235 lits à partir de mars 1916

A Trégastel le hasard ou l’attachement au patrimoine hôtelier veut que ces bâtiments chargés d’histoire soient pratiquement les seuls à avoir conservé leur fonction réceptive,entamée au XIX ème siècle.

En 2017 des héritiers belges ont trouvé des cartes postales du calvaire de Trégastel  qui précisent que près d’une statue de Saint-Laurent deux Belges ont laissés leur nom gravé sur la plaque la plus proche  . On peut en effet admettre que des blessés belges aient pu séjourner à la fondation Foucher de Careil et en convalescence monter jusqu’au Calvaire.  Ces gravures existent bien sur deux plaques.

Commentaires des descendants belges:

Les deux hommes qui servirent dans le même 3ième régiment de ligne mais pas dans le même bataillon, se sont rencontrés à Trégastel et sont devenus amis étant originaires de la même ville.

Camille Menu

Maurice Valké

Leur séjour ensemble à Trégastel est possible  du 11 octobre 1915 au 10 février 1916.

Comme Camille Menu connaissait déjà le calvaire, il a invité son copain Maurice valké pour y apporter leurs deux noms.

 

Le document ci-dessus disponible à la maison de la presse de Trégastel reprend l’histoire de ces évènements