Une nouvelle page d’Histoire se tourne à Trégastel

  Nous pouvons aujourd’hui constater que Trégastel est entré dans une nouvelle ère avec l’élection de la première femme maire de son histoire, Annie Macé, au quarantième siège de maire élu depuis la Révolution (chiffre des immortels!) !).  Elle rejoint ainsi ses consœurs de Trébeurden et de Pleumeur-Bodou pour ne citer que les communes la Côte, signe d’une féminisation certaine du poste.

   Un tel changement était déjà survenu après-guerre lorsque Anna Mangard, la nièce du patron de pêche émérite appelé Amiral se lança en politique. Engagée dans le tourisme renaissant grâce à son agence de renom, elle se proposera comme colistière sur une liste réservée jusqu’alors aux hommes. Ne trouvant pas l’accueil espéré, elle décidera de constituer sa propre liste à l’époque du panachage et sera ainsi élue au conseil municipal, première femme à y siéger. Son œuvre sociale sera particulièrement apprécié pendant plusieurs mandats.

Ce n’est sans doute pas par hasard que le prénom de ces pionnières s’inspire de celui de la patronne de Trégastel Anne et de notre République Marie-Anne

Nous espérons que le nouveau conseil municipal profitera de cette opportunité pour satisfaire les espérances des Trégastellois dans un esprit citoyen, loin des tumultes mondiaux ou partisans.

La liberté, c’est le droit, l’égalité, c’est le fait, la fraternité, c’est le devoir

Victor Hugo

Une assistance attentive et nombreuse

La future Maire

Sur l’estrade, les premières têtes de liste qui ont animé les élections: Annie Macé et Marc Bonnier

Le samedi 28 mars 2026, la nouvelle édile prend sa fonction


Première cérémonie de la nouvelle maire 8 mai 2026

Discours de Madame la Maire

et Discours des enfants des écoles avec la porte drapeau des jeunes trégastellois

Discours du Président du Souvenir français Jean Convert

extrait de son discours:

Dans sa quête des héros oubliés des dernières guerres, le Souvenir Français a voulu élucider une plaque commémorative oubliée dans la chapelle Sainte-Anne.

Voici son histoire :

Lors de la seconde guerre mondiale, Michel et Georges Grosselin faisaient partie de ces familles de villégiateurs attachées à Trégastel et déjà honorées à notre Monuments aux Morts.

Georges est mort sur l’Aviso « La Surprise », navire dont il allait prendre le Commandement, coulé devant Oran, lors du débarquement des alliés en Algérie en 1942. Il a été promu Capitaine de Frégate à titre posthume.

Michel est mort en 1944. Il faisait partie de la résistance lycéenne parisienne (Réseau Thermopyles, étudiants des classes préparatoires des lycées : il préparait Navale, comme son père). Ce mouvement, comme beaucoup, a été infiltré et trahi. Ces jeunes sont partis discrètement, selon leurs ordres, vers leur zone de regroupement, deux fermes en Sologne, le lendemain du Débarquement. Ils étaient attendus sur place. La plupart ont été arrêtés, condamnés à mort, et fusillés sommairement 3 jours plus tard, en deux groupes, un par ferme. Nous sommes le 10 Juin 1944, le même jour qu’Oradour sur Glannes. 41 sont morts ce jour, dans le Loiret, dont Michel, à Marcilly en Vilette, avec 10 de ses amis. Il n’avait pas 20 ans. En partant discrètement, sans prévenir quiconque, il a laissé une lettre expliquant son geste, lettre que je vais vous lire. Il est mort en tant que Sous-Lieutenant FFI.

Après-guerre, la famille Grosselin a voulu rappeler leur enfance heureuse à Trégastel par cette plaque dans la chapelle qu’ils fréquentaient pendant leurs vacances.

Désormais en vous souvenant d’eux, cette plaque ne sera plus anonyme pour vous…

Dernière lettre de Michel Grosselin à sa mère