Pour ceux qui rencontrent pour la première fois TREGASTEL et ce site internet, même si vous ne faîtes que passer, deux balades vous permettront de comprendre pourquoi Trégastel est unique Une première balade vous résumera l’ARMOR de la Côte de granit,c’est le tour de l’île Renote (1h30), l’autre l’ARGOAT, c’est la vallée des Traouiero(2h30). En quatre heures vous aurez perçu la mystère de la Bretagne, mer et terre, mais déjà vous ne pourrez plus repartir sinon pour revenir pour approfondir. Ce site internet vous donne les clés pour accéder et comprendre ces cheminements.
En cliquant sur SITES dans le bandeau vous trouverez les principaux sites de Trégastel expliqué dont l’Île Renote ou les Traouiero
Depuis plus de 5000 ans, nos ancêtres reposaient en paix dans l’allée couverte et le dolmen de Kerguntuil en Trégastel.
Bien sûr en 1939, la largeur du talus à cet endroit a intrigué nos grands-parents qui bientôt sous ce tertre ont découvert cette allée …couverte comme son nom l’indique, faisant de Kerguntuil la Vallée des rois trégastelloise.
Le récit de ces fouilles inopinées vous est offert à la fin de cet article,
Au néolithique, les édiles avaient sans doute choisi de placer leur dernière demeure à cet endroit en faisant même graver au fil des inhumations, sur les orthostates, des cartouches représentant des personnages caricaturés par des seins et des ventres, prouvant déjà la mixité du pouvoir.
Après vérification, en 2026, les derniers travaux agitant la colline ne sont pas des commandes mémorielles des derniers élus, ni des Hamon ou Amon nombreux sur la commune.
Quoi qu’il en soit il semblerait que les bâtisseurs aient oublié de construire les chambres sépulcrales avant de les recouvrir par le tumulus final. Aujourd’hui il semble plus facile de reconstruire une cathédrale que de monter un cairn dans les règles de l’art en prolongeant l’œuvre de nos ancêtres…
Une si jolie allée …recouverte?
La maquette du premier tumulus dans les règles de l’art
Pour atténuer la dépendance aux énergies fossiles, les nouveaux élus des deux communes vont devoir ressortir des cartons un vieux projet de liaison douce qui fut sur le point d’être réalisé en 1918.
Voici l’histoire de ce projet qui reste d’actualité avec l’électrification des réseaux urbains.
Projet de ligne Perros-Guirec-Trégastel Introduction Si la ligne de Chemin de fer Lannion-Perros-Guirec a été une réalité qui reste aujourd’hui encore bien documentée, son hypothétique prolongement vers Trégastel puis Trébeurden est très peu connu.
Pourtant les ouvrages de l’ingénieur Harel de la Noé vers Trestrignel et le pont sur la deuxième vallée des Traouiero indiquent encore aujourd’hui que ce projet n’était pas une utopie. On peut aussi citer comme souvenirs du projet :
La mairie de Perros-guirec qui aurait pu être la gare du bourg, l’esplanade de La Clarté encore aujourd’hui démesurée et réminiscence de l’arrêt prévu. Ensuite la chaussée du moulin à marée de Trégastel qui a été élargie et consolidée pour le passage de la voie.
La grande ligne droite traversant la ville et venant de Trestrignel pour s’arréter devant la future gare qui deviendra finalement la mairie de Perros-guirec en granit vert de Trégastel
L’arrivée à La Clarté, l’esplanade de la gare était déjà prévue
L’élargissement de la chaussée du moulin à marée de Trégastel est aussi assumé, comme support d’un tramway, si une route est définitivement décidée
Historique : La ligne du réseau de l’ Ouest Paris-Brest atteint les Côtes-d’ Armor en 1863. Un arrêt à Plouaret permet aux voyageurs de se rendre à Lannion en 1881. En 1894, le Conseil Général des Côtes-d’ Armor étudie des projets de lignes de chemins de fer d’ intérêt local à voie étroite qui permettraient de relier les chefs-lieux de canton au Réseau de l’ Ouest. Le 21 mars 1900, le projet de loi déclarant d’ utilité publique l’ établissement du réseau est adopté par le Sénat et voté par la Chambre des Députés. Parmi ces lignes, Lannion-Perros est inaugurée le 11 août 1906.
Un embranchement vers Tréguier est prévu au lieu-dit Petit-Camp en Lannion. Au départ de Lannion, le train départemental franchit la rivière du Léguer grâce à un petit pont en béton armé de 46, 20 mètres de long construit par l’ ingénieur Louis-Auguste Harel de la Noë (détruit en 1976).
A Perros-Guirec, le train s’ arrête à l’ entrée de la commune, à Pont-Couennec, puis emprunte la rue Ernest-Renan avant d’ arriver à la petite gare située face au bassin du Linkin, remblayé en partie pour l’ occasion. Le bâtiment de la gare, construit sur le Domaine public, est identique à ceux des autres stations du réseau.
Un projet de digue construite sur l’ actuelle Esplanade de la Douane afin de permettre le passage du train est étudié en 1903 mais abandonné en 1905. Un projet de prolongement vers Trégastel est avorté en faveur de la construction d’ une route. En 1933, la ligne n’ est plus rentable face à la concurrence de l’ automobile : la portion Petit-Camp-Perros est assurée par des autocars. Le 11 octobre 1948, l’ exploitation de la ligne Lannion-Perros est supprimée, des services de cars sont assurés. Détails du projet de ligne Perros-Guirec -Trégastel
En 1895, la municipalité de Trégastel est associée au futur projet de voie ferrée de Lannion à Perros-guirec avec un prolongement possible vers Trégastel,Pleumeur -Bodou,Trébeurden, Le Yaudet (rive droite) à partir des tracés existants décrits dans l’historique.
Après l’arrivée du train à Perros en 1906, un nouveau débat en 1909, après de nombreuses consultations contradictoires amène le projet vers Trégastel sur l’avant de la scène. Un tracé et des constructions d’ouvrage d’art sont examinées (contrefort de Trestrignel, pont des Traouiero).
La montée vers Trestrignel, ouvrage d’art pour la voie ferrée
Malgré l’entrée en guerre en 1914, le projet continue à avancer. On note vers novembre 1914, l’arrivée de prisonniers allemands qui travailleront en particulier sur le pont des grands Traouiero. Une plaque posée par eux sous la voute du viaduc rappellera jusqu’en 1945, leur apport au projet. Les troupes d’occupation feront disparaître ce symbole sans doute humiliant.
La paix revenue, les progrès des autocars entraineront le choix de l’automobile et la création d’une corniche bretonne sur le même itinéraire à quelques virages près et donc la suppression des gares prévues. Néanmoins sur le papier le rail n’a pas dit son dernier mot comme le prouve sur les plans une voie de tramways parallèle à la corniche proposés dès l’abandon du train.
Le car SCHNEIDER assurant le transport de Perros à Trégastel
Nous pouvons aujourd’hui constater que Trégastel est entré dans une nouvelle ère avec l’élection de la première femme maire de son histoire, Annie Macé, au quarantième siège de maire élu depuis la Révolution (chiffre des immortels!) !). Elle rejoint ainsi ses consœurs de Trébeurden et de Pleumeur-Bodou pour ne citer que les communes la Côte, signe d’une féminisation certaine du poste.
Un tel changement était déjà survenu après-guerre lorsque Anna Mangard, la nièce du patron de pêche émérite appelé Amiral se lança en politique. Engagée dans le tourisme renaissant grâce à son agence de renom, elle se proposera comme colistière sur une liste réservée jusqu’alors aux hommes. Ne trouvant pas l’accueil espéré, elle décidera de constituer sa propre liste à l’époque du panachage et sera ainsi élue au conseil municipal, première femme à y siéger. Son œuvre sociale sera particulièrement apprécié pendant plusieurs mandats.
Ce n’est sans doute pas par hasard que le prénom de ces pionnières s’inspire de celui de la patronne de Trégastel Anne et de notre République Marie-Anne
Nous espérons que le nouveau conseil municipal profitera de cette opportunité pour satisfaire les espérances des Trégastellois dans un esprit citoyen, loin des tumultes mondiaux ou partisans.
La liberté, c’est le droit, l’égalité, c’est le fait, la fraternité, c’est le devoir
Initialisé en juillet 2022 par la municipalité deTrégastel avec l’association des membres de La légion d’honneur et du Souvenir français, l’hommage à Henri Stéphan a été officialisé le samedi 10 mai 2025 à 17h près de la forge du moulin à marée de Trégastel jour de la Libération finale de la Bretagne
Résistant de la première heure et évadé à deux reprises dont la dernière fois en partant en canot breton de Trégastel vers l’Angleterre, Henri Stéphan, engagé dans les SAS sautera parmi les premiers français sur les Côtes du Nord le 6 juin 1944 et participera à la Libération de la Bretagne et des Pays-bas.
Notre Côte n’est hospitalière qu’une fois à terre e t les naufrages furent nombreux de Bréhat à Batz ce qui explique la volonté de se doter rapidement de station de sauvetage maritime .
Avant cette création, les marins se sauvaient entre marins avec leur propre bateau sans hésitation quel que soit l’état de la mer
Le port de Ploumanac’h va connaître en 1896 à la période charnière de l’organisation du sauvetage un bel exemple d’engagements de ses marins pêcheurs
Le 18 septembre 1896, une forte tempête drosse sur l’îlot de Costaéres un trois mats barque venant de Saint-Malo pour Cardiff : le Maurice avec sept hommes à bord. Il est commandé par le capitaine Oraine. On est toujours étonné du nombre restreint d’hommes sur un tel navire quand il s’agit de manœuvrer autant de voiles. Cela explique aussi la difficulté d’affaler ces voiles en pleine tempête.
Ces navires qui vont chercher du charbon à Cardiff au pays de Galles sont en plus lestés à vide avec du sable qui, avec le roulis, finit par se déplacer.
C’est ce qui arrive au Maurice qui ne devient plus manœuvrable au milieu de la Manche.
Le même sable finit aussi par boucher les pompes de secours.
Quelques lieux de vie trégastellois associés à l’eau.
Sur l’initiative du président du bassin versant de la vallée du léguer l’idée était de favoriser la réappropriation par les Trégorrois de leur ruisseaux et rivières en leur redonnant leur nom souvent tombé dans l’oubli
Ainsi pour Trégastel nous avons trouvé quatre lieux emblématiques sur le GR 34 qui ont associé la présence aquatique à la vie quotidienne de nos ancêtres. Quatre bornes marquent désormais ces lieux dont l’histoite est détaillée ci dessous
Ruisseau de Kericourt :
Ce ruisseau prend sa source sous le tertre du Calvaire et alimente en premier le lavoir du même nom utilisé pendant des siècles par la population du bourg de Trégastel. Ce ruisseau se termine dans le Kerougant des Traouiro pour atteindre la mer dans le port de Ploumanac’h à travers l’étang du moulin à mer.
Lors des visites guidées du moulin à mer, celui-ci présentait des fissurer et la chaussée commençait à se gondoler.
Ce moulin qui date de 1375 a plus d’une fois subit les outrages du temps et surtout de la mer qui déplace des milliers de tonnes chaque jour autour du moulin par son bassin de retenue et son caveau qui se remplissent à chaque marée.
Sites et patrimoine (canal Historique) s’est assocée au devoir de mémoire organisé par la municipalité de Trégastel, le comité local d’entraide de la Légion d’honneur et le Souvenir français.
La libération de Trégastel il y a 80 ans.
A partir du 3 août 1944 sous la pression de la Résistance enfin équipée après de nombreux parachutages alliés, le Trégor se libère malgré de nombreuses poches allemandes encore réfractaires comme Mez gouez à La Clarté
Rennes ayant été libérée le 4 août, les Américains décident d’envoyer des experts sur les sites radar bretons qu’ils pensent abandonnés par les Allemands.
Le quizz N°3 vous a amené à retrouver les mystères de Trégastel depuis votre téléphone.
Cette fois nous vous proposons de revenir dans le même esprit vers un livret afin de transmettre aux futures générations les clés des légendes locales;
Vous le trouverez bientôt sur ce site
Photo Paul Hillewaert
Bibliothèque des passeurs de mémoire de Trégastel et de ses environs