Les Rochers de Saint Yves

Depuis 300 millions d’années un magma de granite rose à quelques kilomètres de profondeur attendait l’érosion et la dérive des continents pour nous faire le plaisir d’apparaître un jour à Trégastel sous le nom des rochers de Saint-Yves.

Premier signe de la beauté de ce paysage étonnant, pour les nouveaux villégiateurs arrivant sur la côte, il continue depuis des décennies à être photographié à partir de techniques de plus en plus sophistiquées.

Ses formes particulières permettent toutes les interprétations et ses recoins permettaient autrefois aux jeunes gens de tenter un pari sur un mariage probable en lançant des pierres sur les encorbellements en espérant y rester en équilibre. Ces pierres sont toujours là…mais aujourd’hui il est plus difficile de reconnaître cettr curiosité perdue dans la verdure à droite en montant la route des Traouiéro.

 

 

 

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LE CIRCUIT DES STATUES

Commencée dès  le moyen-âge, l’apparition des statues à Trégastel mérite un circuit et une histoire .

L’arrivée du nouveau recteur, l’abbé Bouget au XIXème siècle relance l’art religieux

Ces statues seront  ensuite laïques dés le XXIème siècle en quittant les églises et chapelles.

Lors du mandat du maire Loïc Le Guillouzer un symposium des sculpture en 2006 accélère ce mouvement sur le plan laïc. La présence du granit est bien sûr le moteur de cet engouement, mais le bois est aussi présent dès la Renaissance

Aujourd’hui l’élaboration de Saint Golgon en granite vert de Trégastel  prouve que ce mouvement n’est pas prêt de s’éteindre

Inauguration sur le thème du Granite vert

circuit statues final

 

La page complète se trouve dans le bandeau à circuit des statues

LE CIRCUIT DES STATUES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

POSE DE LA DERNIÈRE PLAQUE COMMÉMORATIVE

Trégastel possédait trois hôpitaux complémentaires pendant la première guerre mondiale et quelques maisons particulières d’accueil.
Plus de 500 blessés  français, belges, italiens et russes ont ainsi pu être soignés de 1916 à 1919. L’air pur de la côte était particulièrement indiqué pour les gazés. Seuls trois d’entre eux n’ont pas survécu et demeurent aujourd’hui dans le  carré militaire du cimetière. L’un des corps  été rapatrié en Savoie après la guerre.
Les autres plaques avaient déjà été apposées au Castel Sainte Anne et à l’hôtel de la Mer et de la plage.
L’établissement Foucher de Careil inauguré en 1899, aujourd’hui Résidence Saint Vincent de Paul est doublement symbolique  car il se trouve dans le quartier du Palacret, hospice créé par les moines de Bégard au XIVème siècle.
Le Souvenir français de Trégastel  et l’association Sites et patrimoine chargées du devoir de mémoires remercient les résidents  qui ont accepté ce devoir de mémoire et en particulier Madame Véronique Henry pour avoir présenté le projet auprès  du syndic de la résidence Saint-Vincent et la famille Le Bivic pour avoir fixé la plaque.
 

A LA POURSUITE DU GRANITE VERT

Plusieurs visites sont prévues  à la poursuite du granit vert

-Rendez-vous à 14h -les  vendredi 21,  28 avril, 19 mai, 16 juin et tous les vendredi du 16 juin au 13 octobre

-sur la route des Traouiero  à la hauteur de l’entrée de la vallée appelée TRAOU FASKER (7€ par personne âgée de plus de 12 ans),au dessus du CCAS

-Visite géologique gratuite le mardi 25 avril rendez-vous sur le parking de l’ïÎe Renote à 14h30

L’équipe des investigateurs de  la poursuite du granite vert

Commentaire de notre géologue Bernard Dalonneau

Une petite explication technique pour expliquer la teinte verte que présentent certains minéraux d’une carrière de granite située dans la Vallée des Traouïero.

Ce phénomène a été provoqué par une réaction chimique qui s’est déroulée alors que le Massif de Ploumanac’h était en cours de formation, il y a 300 millions d’années, dans une chambre magmatique située à 8 000 mètres sous la surface de la croûte terrestre.

Le granite rose des Traouïero a été localement soumis à une augmentation de température, le feldspath calcosodique, un des minéraux qui composent le granite, a été déstabilisé, alors que les autres restaient stables.

Le feldspath calcosodique contient du sodium et du calcium, l’augmentation de température a provoqué la rupture des liaisons que l’atome de calcium entretient avec les autres éléments chimiques. Le calcium ainsi libéré participe à la naissance d’un nouveau minéral, l’épidote, de couleur verte. Des microcristaux d’épidote se forment dans le cristal et lui donnent une teinte verte.

TREGASTEL VU DU CIEL

Nous revoici à la belle saison pour voir et revoir Trégastel naturellement unique.

Le pilote de drone  Gabriel Grasso nous a fait la courtoisie de vous apporter sa vision de Trégastel pour que vous la partagiez dans une superbe vidéo.

A vous d’entrer dans cette écrin de granit rose

Cliquer c’est gagner!

 

La fête d’IMBOLC

La fête d’Imbolc

Nous avons étudié récemment la fête celte de Samain du 1er novembre et constaté son importance à Trégastel revisitée par la Toussaint chrétienne.

Elle annonçait le début d’une nouvelle année, l’entrée dans les mois noirs de l’hiver (miz du et miz kerdu). Le jour commence par la nuit.

La deuxième grande fête chronologique celte s’appelle Imbolc. Elle symbolise le 1er février la fin des mois noirs et la sortie du plus dur de l’hiver. Si les humains ne perçoivent pas  encore le changement, la nature commence à s’éveiller disent les druides.

 O Ghel an Heu » – traduisez «  Que le blé germe  ». Quelque peu déformée, cette expression aujourd’hui désuète s’était déjà transformée au Moyen Âge en «  Au gui l’an neuf  ». Les Gaulois attribuaient donc à cette plante, outre ses vertus médicinales, des pouvoirs magiques. Le gui chassait les mauvais esprits, purifiait les âmes, neutralisait les poisons et assurait la fécondité des troupeaux. Le gui était aussi en pleine graine à cette époque contrairement aux autres plantes d’où sa magie.

On comprend que le nouvel an moderne perpétue encore cette tradition millénaire de la coupe du gui. Si l’année officielle commence aujourd’hui le 1er janvier , il  n’est pas surprenant que les Celtes plus prêts de la nature n’aient choisi le 1er février où les premiers bourgeons commencent à apparaître. Notre calendrier comporte d’ailleurs encore une autre étrangeté.  Septembre( 7ème) octobre (8ème), décembre (9ème) portent encore la marque des siècles où l’année commençait le 1er mars.

Les premières fleurs d’IMBOLC à Trégastel

Sans doute à Trégastel  cette fête faisait partie du calendrier officiel lorsque les Celtes osismes célébraient la fin de l’hiver autour de leur stèle funéraire dans les premiers siècles avant notre ère.

la stèle face à la mer au XXème siècle       

Transfert de la Stèle gauloise

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LE GRANITE VERT DES TRAOUIERO

     Le granite vert des Traouiero

En ce jour de célébration du 11novembre 1918, il ne faudrait pas oublier, en plus des hommes, la contribution en granite faîte par Trégastel

S’il existe dans le monde toute sorte de granites, le granite vert des Traouiero est particulier. On pourrait être taxé de chauvinisme si le choix de l’Histoire ne lui avait pas donné une place privilégiée.

Il est en effet un monument européen qui a reçu tous les honneurs à la hauteur de la barbarie qui l’a engendré. Il s’agit de l’ossuaire de Douaumont.

Devant l’importance des dépouilles non identifiées, il fallait construire un monument à la hauteur du drame. Un monument aussi visible qu’ un phare, mais aussi solennel qu’une  cathédrale.

A la place de statues de saints, seraient alignés 52 cénotaphes représentant les 52 secteurs militaires  du champ de bataille de Verdun.

Historique nationale

Si l’histoire de la construction du bâtiment est connue, celle des cénotaphes l’est moins.

1920 : Symboliquement, les deux premières pierres du futur monument sont scellées par le fondateur Monseigneur Ginisty, le maréchal Pétain et l’escadrille Lafayette. Un concours d’architecture pour la construction du monument est lancé et remporté par  Azéma, Edrei et Hardy.

1924-1932 : Alors que les premiers restes non identifiés recueillis sur le terrain reposent dans une chapelle provisoire, la construction du monument se poursuit avec l’argent récolté dans le monde par Monseigneur Ginisty, son équipe et le comité de l’Ossuaire

 

1927 : L’Ossuaire, toujours en construction, accueille sa première grande cérémonie devant près de 30.000 personnes. Les premiers corps inconnus sont rapatriés de la chapelle provisoire vers le monument définitif.

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