JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE (Le 19 septembre: Calvaire de Trégastel à 15h)

DANS LE CADRE DE CES VISITES GUIDÉES LA SECTION DE L’ARSSAT DE TREGASTEL PROPOSE LA VISITE DU CALVAIRE ET DE SA GROTTE ENFIN REOUVERTE AVEC SES EX-VOTOS ET SA PIETA

Vous trouverez sur l’adresse suivante la redécouverte de cette crypte en juin 2026

https://sites-et-patrimoine-tregastel.info/WordPress3/2026/05/journees-du-patrimoine-de-pays

SAMEDI 19 SEPTEMBRE à 15h AU CALVAIRE DU BOURG ROUTE DU CALVAIRE

La visite du calvaire a été honorée samedi 19 septembre par plus de cinquante visiteurs dont Madame la Maire Annie Macé et des élus grâce à la coopération de l’ARSSAT, des journaux Le télégramme et Ouest France que nous remercions.

Ils ont été accueillis par Roger Le Doaré vice-président de l’ARSSAT et conférencier de Trégastel

Devant l’affluence, la présentation a du être faîte sur les marches de la chapelle comme autrefois.

Ci-dessous lors d’une marche de Balades et découvertes en octobre2026 pour prolonger l’intérêt soulevé par les journées du patrimoine

Arrivée des premiers visiteurs de la journée du patrimoine en septembre

La crypte débordant de visiteurs

la cérémonie revisitée à l’ancienne

(Par courtoisie de Jean-Jacques Berthou du journal Le Télégramme)

La piéta souvent oubliée de Yves Hernot (1875)

(Par courtoisie de Jean-Luc Kokel du journal Ouest-France)

La qualité de cette sculpture méritait qu’elle soit tirée de l’oubli. Nous espérons que par ce geste la municipalité de Trégastel prenne en compte la sauvegarde de cette œuvre unique en granit de Kersanton agée de plus de150 ans, inspirée de celle de la basilique Saint-Pierre de Rome par Michel-Ange ou de Notre-Dame de Paris

La piéta de Trégastel a tous les critères de la représentation des calvaires bretons repris au XIX ème siècle par Yves Hernot et ses fils.

En particulier deux personnages s’ajoutent souvent à la piéta classique. Il s’agit de Marie-Madelaine proche de Jésus, témoin de sa descente de la croix et de la disparition de son corps du tombeau . A droite Joseph d’Arimathie responsable officiel des inhumations mais discret admirateur de la parole du Christ (d’après les Evangiles).

Plus tard en France il sera le patron des fossoyeurs….

Ces deux personnages sont parfois sur les peintures célèbres de la Piéta : ici par Pietro Pérugi de Florence )

Cette plaque à l’intérieur de la grotte nous donne un nouvel indice sur l’importance de certaines sculptures souvent endommagées ou même disparues

1.Ainsi notre dame de pitié a été recherchée en son temps alors qu’elle est dans le voisinage immédiat: c’est la Piéta

2.L’autre énigme venait de la niche vide: la mention de Jésus du Sacré-coeur sur la plaque indique bien sa présence au départ dans ce lieu tournée face à l’est comme le chœur des églises . Cette statue sera retrouvée au début de ce siècle dans la sacristie et identifiée par Roger Le Doaré, historien local. Elle est aujourd’hui dans l’aile droite de l’église du bourg.

3.La troisième statue qui offrait des indulgences a subi aussi les effet de la foudre dans les années 20. Face à l’ouest mais décapité, sa mention sur la plaque permet de personnaliser Saint Joseph si rarement avec Jésus dans les bras .

Parmi les autres décapités par la foudre se trouve aussi Saint-Laurent. La tête retrouvée dans une maison voisine a a été restituée par la famille Desbois et recollée cent ans plus tard par le sculpteur Seenu

Le Christ du calvaire de Lourdes

Une légende circule toujours que ce calvaire de 1900 brisé dans son transport de Lannion à Lourdes serait celui figurant aujourd’hui sur le pilier de la chapelle (ces deux photos et la chronologie démentent cette belle légende)

Le Christ monumental du haut du calvaire a eu moins de chance vers 1912 mais au cours du temps on a fini par le retrouver sur un pilier de la chapelle.

En le comparant à la taille de Saint-François-Xavier qui a survécu sur le calvaire on peut imaginer la majesté fragile que représentait ce Christ au sommet d’une très haute croix

Le Calvaire des Bretons fait aussi sculpté par Yves Hernot (fils)

La seule niche demeurée vide à cause des intempéries est sans doute celle de Saint-Yves puisque certains documents parlent du calvaire de ce saint resté introuvable aujourd’hui. sans doute une petite statue en Kersantite .